26 décembre 2007
Objet du Blog
L'APPHIM est une association pour la Protection du Patrimoine Industriel dans le Bassin du Nord Pas de Calais.
Dans le cadre de cette protection, nous souhaitons mettre en mémoire plusieurs sites en particulier, dont celui de la Fosse Bernard.
Depuis 2000, sur 7 années, l'association s'est mobilisé pour obtenir une sauvegarde de bâtiments anciens sur ce sites.
9 bâtiments intéressant par l'architecture étaient conservés sur place, dans un état délabré suite à l'abandon et aux vandalisme.
Les bâtiments, propriété en grande partie de la Ville de Douai, étaient menacés de démolition pour la réhabilitation du site.
De nombreux témoignages de l'exploitation étaient visibles sur ce site.
Malheureusement, nos nombreuses tentatives d'empêcher cette démolition n'ont put aboutir.
Le vandalisme s'est accentué et l'abandon à entrainé l'effondrement d'un des bâtiments.
Les bâtiments ont étés détruits en mars 2007.
Malgré cette démolition, la mobilisation de l'APPHIM sur le site a permis de recueillir de nombreux témoignages sur l'activité et l'historique du siège, ainsi que sur l'architecture des bâtiments.
Nous retracerons les grandes lignes à travers le blog.
Nous comptons évoluer pour nous diriger à présent sur d'autres bâtiments des Mines d'Aniche encore visible.
DEMOLITION DE BATIMENTS SUR LE SECTEUR DE L'ANCIENNE CONCESSION D'ANICHE DE 2000 à 2007
- 2000, Fosse Delloye (Musée du Centre Historique Minier de Lewarde, Démolition du Magasin, pour la construction du nouvel Hall d'accueil
- 2003, Usine de la Grande Paroisse à Waziers, démolition complète de l'usine, les bâtiments et les voies ferrées,
- 2003, Démolition des 2 bâtiments de l'ancienne Centrale de Dechy, à Sin le Noble, Bâtiment ancien et bureaux, infirmerie construit en 1952.
- 2004, Démolition de la Fosse Sébastopol, 6 bâtiments anciens des Mines d'Aniche, 1 chateau d'eau (le dernier des Mines d'Aniche)
-2004, Démolition du dernier bâtiment de l'Usine de la Grande Paroisse de Frais Marais.
- 2006, Démolition de l'ancienne Maison d'administration des Mines d'Aniche à Auberchicourt, Maison construite sous le second empire, détruite par un incendie volontaire.
- 2007, Démolition à la Fosse Bernard, Salle des Compresseurs, Bâtiment d'extraction, Chaufferie, bureaux, lampisterie.
- 2007, Aménagement du site de la Fosse Vuillemin à Masny, Réaménagement de la friche, nivellement du terrain,
- 2007, travaux d'aménagement du Tramway de Douai, démolition du dernier pont de briques des Mines d'Aniche, situé entre la Fosse Gayant et le Rivage.
Fosse Sébastopol à Erchin, en 1950, en 2003 et en démolition en 2004.
Bâtiments en danger en 2008, bureaux, bains douches, lampisterie de la Fosse Saint René à Guesnain, Grands Bureaux d'Auberchicourt, Bureaux, Ateliers Magasins de la Fosse Notre Dame à Waziers.
Localisation
Le site de la Fosse Bernard se trouve à Frais Marais, petit hameau intégré à la Ville de Douai. Cette ville se trouvait en partie dans le périmètre de la Concession d'Aniche. Au nord, se trouve la Canal de la Scarpe.
Le site est bordé par un terrain marécageux et par de nombreuses cultures.
Au sud, se trouvent les cités minières de la Templerie, de la Ferronière et de la Solitude. Elles regroupaient, autrefois, les populations ouvrières œuvrant pour les fosses Bernard et Déjardin.

Vue Satellite du site en 2006.
On devine actuellement, au-delà de la Scarpe, la silhouette du Chevalement en béton du puits n°2 de Flines à Anhiers, faisant partie du siège Bernard, celui-ci servait pour l'aérage des travaux souterrains de Bernard.
Derrière les cités minières et le village de Frais Marais se trouvent des vestiges de la Compagnie des Mines de l'Escarpelle (Concession voisine à celle d'Aniche), le terril plat (trapèzoïdal) de la Fosse n°1 et le Chevalement de type portique de la Fosse n°9, où les dernières berlines sont remontées le 26 Octobre 1990, mettant un terme à l'exploitation Houillère pour le Département du Nord. Ces 2 témoins sont visibles à Roost Warendin.
Les terrains de la Fosse occupent une superficie de 2, 33 hectares pour la partie avec les bâtiments, la partie où se trouvaient la parc à matériel, les voies ferrées et l'usine à boulets ont une superficie de 7,03 hectares, soit au total 9,37 hectares.
PRESENTATION GENERALE DU SITE
En règle générale, un siège d'extraction comme celui de la Fosse Bernard fonctionne sous 4 méthodes précises,
- L'abattage du charbon dans les chantiers du fond,
- L'extraction du minerai à la surface,
- Le Triage/Criblage des pierres,
- L'expédition ou la transformation en boulets.

Siège Bernard en activité. 1949. CHM Lewarde.
Le Puits 2 de Flines (Puits d'aérage de Bernard) en service. 1949. CHM Lewarde.
DESCRIPTIF TECHNIQUE DES INSTALLATIONS (Situation en 1950)
A - Puits et Chevalement, système de charpente métallique permettant la descente ou la remonte des ouvriers, l'entrée d'air et l'extraction du charbon; B & C - Bâtiment d'extraction (Moulinage & Machine); D - Salle des Machines, où se trouvaient les Compresseurs produisant l'air comprimé; E - Chaufferie, contenant les générateurs à vapeurs; F - Cheminée de la Chaufferie; G - Ateliers divers, forge; H - Atelier principal, ancienne écurie, Magasin; I - Salle de Bains Douches; J - Bureaux, comptabilité, géomètres, ingénieurs, cadres; N - Logement de garde; O - Château d'eau; P - Bascule pour Wagons, prise d'eau pour locos à proximité; Q - Usine à Boulet et fosse à brai.
Installations d'extraction
- Le puits possède un diamètre de 5 mètres. Il a été foncé de 1911 jusqu'au 23 mai 1912 par procédé de congélation. Il est profond de 430 m jusqu'au bougnou. Il est en service depuis 1912. Le cuvelage est en fonte jusqu'à la profondeur de 92m56, puis en maçonnerie à 60m80. Equipé de rails de guidage en fer en I de 240 X 40 scellées, de 12m de longueur des guides. Le puits se trouve à distance de 1440 mètres du Puits n°2 de Flines et à 1530 mètres de la Fosse Déjardin.
- Le chevalement a été construit en 1912 par la firme Venot. Il est métallique, d'une hauteur de 26 mètres jusqu'à l'axe des molettes pour un poids de 1.47.000 kg. Il est construit sur un massif de béton de ciment de 24m3, pour l'appui des poutrelles verticales supportant les bigues. A son sommet se trouve le campanile avec couverture en losange de zinc sur voligeage en bois de 54m2.
- Les 2 molettes sont en fonte avec un diamètre de 4 mètres.
- Les câbles sont plats, en matière aloès, avec 8 aussières de 3 torons de dimensions 140 X 20. 2 câbles sont en service, 1 câble en rechange à l'atelier. Attelage à la cage par pattes rivées en fer fin spécial de 70 kg.
- 2 cages équipent le puits avec chacune un seul plateau d'une capacité de transport de 4 berlines ou de 27 hommes. Le poids d'une cage est de 4.500 kg/à vide.

Croquis de la Cage en service à la Fosse Bernard.
- La Machine d'extraction se trouve dans un bâtiment en brique construit en 1911. Il a une longueur de 17m80 X 14m08 de large. L'axe de la machine se trouve à 23 mètres du puits d'extraction. Il s'agit d'une machine à bobines de 2m80 de diamètre, fournis par CEM (Compagnie Electro-Mécanique),
Installée en 1919, (la 1ère, fonctionnant à vapeur et installée en 1911, fut dynamitée par les allemands à la fin de la 1ère Guerre Mondiale) elle fonctionne grâce à un moteur asynchrone triphasé de 430 cv, 3.000 volts, 50 périodes, 375 tours/minute, le courant triphasé est de 316 Kw de puissance. Les freins sont alimentés par air comprimé.

Au premier plan, le chevalet de manœuvre et le frein de sécurité, derrière le frein de sécurité se trouvent les soupapes d'admission et d'évacuation de l'air comprimé; le frein de service.
Au milieu, l'interrupteur à force centrifuge, l'indicateur de position des cages.
En arrière plan, les deux bobines, la poulie de frein, l'accouplement avec le frein auxiliaire à bande, le moteur.
L'inverseur de stator et le démarreur liquide se trouvent au sous-sol du bâtiment.
Préparation mécanique des charbons
Le bâtiment du Triage est métallique, construit en 1911, surface de 29m40 de longueur X 28m de large et 18m de hauteur. Il est équipé d'un culbuteur à berlines, une grille à rouleaux et une table à secousse.
1710 berlines de type 2 sont en service à Bernard.
Croquis du type de Berlines employé spécifiquement à la Fosse Bernard.
Production d'air comprimé
La Salle des Machines est aménagée avec 2 compresseurs à pistons,
- 1 Sautter (N°247) de type vertical à 2 étages de compression, construit en 1919 alimenté par un moteur électrique. Il assure un débit normal de 2.600m3 par heure et 364 tours n/min.
- Le deuxième est un compresseur de marque Crepelle (N°216) de type vertical également à moteur électrique, avec 2 étages de compression. Son débit est de 2.600m3 par heure et 364 tours n/min.
Ces deux machines consomment 5.950 Kwh et 240 m3 d'eau par jour pour une production de 51.500m3.
Production et distribution de vapeur
La Chaufferie comporte 3 chaudières à charbon de type Crepelle Fontaine construites en 1911.
Elle ont une puissance de 17,8 tonnes de vapeur produite par jour. La surface de chauffe est de 90X3=270 à foyer manuel.
Service des eaux
Un forage se trouve dans un bâtiment de briques avec toiture en béton ondulé appelé "Station de pompage". Situé à l'est du carreau. Installé en 1934, ce forage est équipé par une pompe électrique Sulzer, à commande à accouplement direct, de 180 HP, une pression de 3.000 V à 3.000 tours par minute. L'installation se trouve à une profondeur de 425m. Une tuyauterie de 150mm relie le forage au château d'eau.
Service du personnel
- Le bâtiment des Bains Douches est équipé de 66 cabines avec douches, bâche, tuyauteries d'eau et de vapeur, bancs, 800 monte-habits, La salle de bains spécifique aux ingénieurs possède 4 cabines avec baignoires émaillées, celle pour porions en possède 8.
- Dans le bâtiment de la Lampisterie se trouvent 525 lampes électriques de type GMA, CFAM et 278 lampes à benzine Maxei Arras en 1940. 6 installations de chargement avec tables fixes et 3 tables mobiles. 6 employés y travaillent, 2 ouvriers plus un contremaitre au poste du matin et après midi, 1 ouvrier au poste de nuit.
Ateliers et Magasins sont regroupés dans un seul bâtiment construit en 1911. Le transport pour livraison se fait par raccordement au chemin de fer, soit par chemin vicinal.
L'Atelier (15m L X 11,80m l x 13m h) est équipé de tour, foreuse, raboteuse, meule, 4 forges, 4 enclumes, 1 marbre à dresser, 6 bancs d'ajusteur, 1 poste de soudure autogène, 1 meule à aiguiser. Le personnel est de 18 ouvriers et un contremaitre pour 2 postes (matin et après midi).
Le Magasin (15m L X 11,80m l x 13m h) a une capacité d'emmagasinage de 120 m2 au rez de chaussée et 166 m2 au 1er étage. Il y a un employé en service au poste du matin.
Niveaux de Production
- Année 1913, approximativement. 130.000 tonnes (2.500.000 t pour l'ensemble de la Compagnie)
- Année 1919, 3.758 tonnes. (113.915 " " " ")
- Année 1920, 86.269 tonnes. (586.005 " " " ")
- Année 1950, 170.000 tonnes.
Utilisation du charbon de la Fosse Bernard
- Charbons { 5 - pour les 0/1 aux boulets ordinaires
- pour les 1/5 aux boulets à 9%
- Charbons } 5 sous forme de grains, braisettes, gaillettes, etc... sont vendus par le Centre de Vente.
28 décembre 2007
HISTORIQUE
La Compagnie des Mines d'Aniche
La Société constituée par M. le Marquis de Traisnel, suivant acte sous seing privé du 11 novembre 1773.
Cette Compagnie possède une Concession s'étendant sur une importante partie de l'agglomération douaisienne. C'est une des plus puissante Compagnie de France.
Son siège est à Auberchicourt.
Les principales fosses de la Compagnie des Mines d'Aniche sont:
SAINT LOUIS à Somain, FENELON à Aniche, TRAISNEL à Aniche, GAYANT à Waziers, ARCHEVEQUE à Aniche, SAINTE MARIE à Auberchicourt, NOTRE DAME à Waziers, DECHY à Dechy, SAINT RENE à Guesnain, BERNICOURT à Waziers, ROUCOURT à Roucourt, VUILLEMIN à Masny, DEJARDIN à Sin le Noble, DE SESSEVALLE à Somain, ERCHIN ou Sébastopol à Erchin, BERNARD à Douai Frais Marais, BONNEL à Lallaing, DELLOYE à Lewarde, LEMAY & BARROIS à Pecquencourt.
Le puits d'extraction a été foncé en 1911 et mis en exploitation
en 1912. Le siège d'exploitation Bernard comporte deux puits, le puits
de Bernard, ainsi que le puits n°2 de Flines.
Le site de
Bernard est aménagé de manière commune avec les autres sièges de la
Compagnie de l'époque. Rare différence, Cette fosse ne comprenait qu'un
seul puits sur son carreau, les autres en possédant généralement deux.
- Le puits Bernard sert pour l'extraction, le service du personnel et du matériel, ainsi qu'à l'entrée d'air. Pour le traitement du charbon, la fosse est équipée d'un Triage/Criblage (Culbute des Berlines de charbons et tri des pierres selon la qualité et le calibre, une usine à boulet est en service derrière le triage. Des voies ferrées ferrées permettent la liaison entre les sièges d'extraction, comme Déjardin, proche de Bernard, les trains peuvent être dirigés vers le Centre de vente ou le rivage, pour l'expédition des charbons.
- Le puits n°2 de Flines est un ancien puits d'extraction du charbon de la Compagnie de Flines. Le puits n°1 à Lallaing et le n°2 sont dénoyés et ré-équipés de 1919 à 1921, Ce puits possède un diamètre de 4, 20 m, foncé en 1898 et mis en exploitation en 1900. L'extraction se poursuivra jusqu'en 1918, année de la destruction des installations des Mines de Flines.mais la Compagnie de Flines cesse d'exister le 13 janvier 1922 après son rachat par la Compagnie des Mines d'Aniche. Le Chevalement est reconstruit en Béton après 1920. Il a été creusé jusqu'à la profondeur de 379m , mais sera, par la suite, remblayé jusqu'à la côte 295m.. Le puits est alors équipé de ventilateurs pour le retour d'air de la Fosse Bernard.
Schéma de l'aérage des chantiers du fond.
Lors de la 1ère Guerre Mondiale, les dommages sont graves. Chaque puits a été méthodiquement dynamité par l'ennemi afin "d'affaiblir" l'économie française.
Carte Postale ancienne de la Fosse en 1919. Ph. Minot JM.
S'ajoutant aux pertes humaines, les dégâts matériels sont considérables, l'ensemble des fosses de la Compagnie est à reconstruire.
Le bâtiment d'extraction, le chevalement et les machines sont gravement endommagés. Cependant, les dommages seront rapidement réparés et les installations sont reconstruites de manière identiques.
L'exploitation du gisement de Bernard commence réellement à partir de 1919.
La Fosse Bernard en 1926. Album des Mines d'Aniche.
Lorsque la 2ème Guerre Mondiale se termine, les Compagnies Minières sont Nationalisés pour devenir les Houillères du Bassin du Nord Pas de Calais, intégré à Charbonnages de France.
Les Concessions d'Aniche, de l'Escarpelle, d'Azincourt et de Flines sont réunies au sein du Groupe de Douai.
Le siège comporte 2 niveaux d'extraction aux côtes 300 & 425.
Dans les années 50, la fosse Bernard réalise régulièrement un rendement élevé, sous l'impulsion du directeur de Siège, Mr Langinieux et de l'ingénieur, Mr Martenot. La Fosse se retrouve à l'honneur dans le Groupe de Douai. Un drapeau est hissé au haut du Chevalement pour marquer ce meilleur rendement.
Une comparaison avec sa voisine, la fosse Bernard a réalisé un rendement fond de 2.451 kg le 07 août 1951, c'est un record qui dépasse de plus de 200 kg celui de la fosse Déjardin, sa voisine.
Le Siège Bernard cesse son activité en octobre 1959, suite à l'épuisement du gisement et à l'exploitation du stot de sécurité (périmètre de protection autour du puits, zone exploitable en fin de vie des sièges).
L'effectif de la fosse comprend alors 519 ouvriers au fond et 79 au jour. 120 seront mutés aux fosses 9 & 10 de l'Escarpelle, 100 aux Fosses Bonnel et Barrois, 250 à déjardin, Notre Dame et le puits du Midi, et 50 à la Fosse Dechy.
L'approfondissement aurait nécessité un changement des appareils d'extraction, il sera plus rentable de faire reprendre une partie du gisement par la Fosse Déjardin et l'autre par la fosse 9 de l'Escarpelle.
Le puits de Bernard et le n°2 de Flines sont remblayés en février et mars 1960.
Le Chevalement et son bâtiment de recette, le triage et l'ancienne usine à boulets sont progressivement abattus. Les machineries et compresseurs sont ferraillés, les petits bâtiments et équipements de la fosse sont détruits ou revendus.
L'après-mine à la fosse Bernard - La conversion des bâtiments
Dès les premières périodes de la récession charbonnière, les H.B.N.P.C., conscient de leurs responsabilités sociales et économiques, réagissent afin de favoriser la conversion du Bassin et optimisé la vente de leur patrimoine.
De nombreux sièges et usines du Groupe de Douai, désaffectés, seront transformés en zone industrielle, la fosse Saint René, les usines de la Renaissance à Somain, les usines de Fort de Scarpe, puis les Fosses Bonnel, Déjardin, De sessevalle, Gayant, Notre Dame... La reconversion de ces sites a permis la création d'emplois et l'implantation de nombreuses entreprises sur les anciens sites miniers.
A l'arrêt de la fosse Bernard, les bureaux, lavabos, lampisterie, atelier magasin, salle des compresseurs, bâtiments d'extraction et chaufferie sont conservés pour être revendus à Mr Willynck, le gérant de l'atelier de réparations et de constructions métallurgiques (ARCM) qui les acquière pour la somme de 15 MF de l'époque.
Cette société, créée en 1957, est implanté à Lallaing. Elle se développe sur le carreau de Bernard. Son chiffre d'affaire dépend à 90% de sous traitance avec les Houillères. Elle réalise tout travaux neufs comme les stations de pompage, les tuyauteries, trémies, recettes pour le fond, charpente... ainsi que des travaux de réparations ( couloirs, buses, wagonnets anthracine etc...). Elle construira, entre autre, une partie des fours pour l'Usine à Boulets du 10 d'Oignies.
Le logement de garde, la station de pompage, et les transformateurs demeurent provisoirement propriété des Houillères qui conservent une partie du carreau de la Fosse comme site de stockage du charbon ou du coke, quelques voies ferrées sont maintenues. Un embranchement avec la partie ARCM est également conservé.
31 décembre 2007
La Maison du Garde
Construite en 1948. Elle se trouve au bord de la rue d'Anhiers, en face de l'actuelle entreprise Constru. Elle as été rénovée.
La Station de pompage
Construit en 1934, sur de nombreux sites des Mines d'Aniche. Il avait une fonction de pompage d'eau nécessaire aux refroidissement des compresseurs et également pour l'alimentation des lavabos de la fosse et de la cité minière. Une tuyauterie le reliait au château d'eau de la Fosse. Il est encore visible, c'est un des derniers de ce type avec celui de la Fosse Lemay à Pecquencourt.
Les Bureaux
Cerveau du site minier où se trouvait l'administratif nécessaire au fonctionnement de l'exploitation, à la gestion des salaires et des dépenses... etc.
Les ingénieurs, agents de maitrise, comptables, secrétaires y avaient leurs bureaux. C'est également dans ce bâtiment que les mineurs recevaient leurs "quinzaine".
Il a été construit en 1912, une partie sera rajoutée en 1919, du côté face aux lavabos. Elle servira d'infirmerie ou Salle des Blessés.
DESCRIPTIF DU BATIMENT
Longueur, 28m40, largeur 11m60, Hauteur 5m90 sous chéneaux.
Surface,
- Construction de briques de maçonnerie:325m2
- Charpente, entièrement en bois, surface couverte horizontale 340m2,
- Couverture en tuile, Surface couverte 405m2.
Il sera réaménagé après l'arrêt de la Fosse, la toiture sera changée, ainsi que les fenêtres.
Façades du bâtiment, le 15/01/2005.
Il a subit un affaissement suite à l'accumulation d'humidité dans les murs porteurs, qui ont chutés en Janvier 2005, entrainant une grande partie de la charpente.
Vue sur le bâtiment, juste après son affaissement, le 25 Janvier 2005.
Le bâtiment sera complètement détruit en mars 2007.















